Bonjour et bienvenue sur mon site !


J'aimerais partager avec vous les mots qui déambulent dans ma tête. Entre prose et poésie, ils prennent la forme de chansons. J'écris en effet des paroles depuis mon enfance. Grâce à la magie d'Internet, j'ai rencontré de nombreux artistes et entamé avec eux de fructueuses collaborations, ce qui me permet aujourd'hui d'être membre de la Sacem. Tous les textes que vous lirez ici sont protégés. Je cherche en permanence de nouvelles aventures. Je peux oeuvrer à partir d'une musique, d'une mélodie, ou d'un thème. Je m'adapte facilement. Si mon style vous plaît et si vous recherchez un parolier, n'hésitez pas à me contacter (binetchristophe@yahoo.fr) ! 

Par ailleurs, ma plume et mes pinceaux plongent aussi dans l'univers du dessin. Vous pouvez voir mes modestes oeuvres via ce lien ou celui-ci, ou en passant par le sommaire.

Bon voyage.

Christophe


Hi and welcome to my site!

I'd like to share with you the words who stroll my mind. They take the shape of songs. I write lyrics since I was a child. Thanks to Internet, I've been writing for many artists. I am a Sacem member, so all the texts you can read here are protected. I always look for new experiences and projects. I'm able to write from a music, a melody, or a topic. I fit easily. If you are searching for a lyricist, contact me (binetchristophe@yahoo.fr)! As you can see, I can write both in English and French. 

Otherwise, my pens and brushes dive also in the world of drawing. You can have a look at my humble works with this link or this one, or using the summary.

Have a nice trip!

Christophe


Quelques dessins / Some drawings












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Mes derniers textes / My last lyrics


Mille couleurs




L’océan bleu azur s’étend sur mes pensées,
Un reflet d’infini diffuse sa splendeur,
Quand ses vagues pourprées vers moi vont s’élancer,
Mon esprit chaviré retrouve la candeur.

Sur mon visage rouge apparaît l’embarras ;
Je ne peux rien cacher des émotions qui règnent.
Un afflux de sang vif définit l’apparat
Du masque saugrenu que la lourdeur imprègne.

Tes yeux verts d’eau cristal éclairent mon errance,
Toi seul sais resplendir au sommet de mes nuits,
Je n’ai plus que tes bras pour porter l’espérance,
Ta lumière enflammée inspire mon ennui.

Parfois la peur me guette avec son regard blanc,
Elle me rappelle un doute ou le vide éternel,
D’un pas mal assuré je l’évite en tremblant.
Face aux coups du destin je suis la sentinelle.

Un ciel jaune et orange entoure mon décor,
Le crépuscule ultime achève mon chemin.
J’arriverai un soir à ne plus dire encore ;
A renoncer tranquille aux autres lendemains.

Le sort est un peintre aux mille couleurs subtiles
Qui endorment la plainte aigue des illusions.
Chaque éclat nuancé nous impose son style
Pour cacher la noirceur des jours sans effusion.

Mille douleurs

Il faut apprendre à souffrir
Pour que ça fasse moins mal,
Il faut endurer le pire
Pour trouver ça banal.
Mille douleurs composent une vie,
Tu les sentiras toutes,
Malgré les sens interdits
Qu’on a mis sur ta route.


Malgré les protections,
Les remèdes, les barrières,
Malgré les précautions,
Les conseils de tes pères,
Sur toi pleuvront les coups
Du destin sans pitié,
Tu resteras debout
Pour mieux te résigner.

La douleur de l’abandon
Quand l’amour est mort,
La brûlure de la passion,
Le feu qui dévore,
La douleur de l’impuissant
Quand il est trop tard,
Le deuil ou les accidents
Qui frappent au hasard.

Soudain ton chemin tranquille
Rencontrera l’horreur,
Fatalité imbécile
Qui créera ton malheur.
L’agression te meurtrira,
Te laissera sans voix,
La vengeance te conduira
Vers les plus mauvais choix.

Malgré les tribunaux,
Les promesses de justice,
Malgré les placebos,
La peur et l’armistice,
Tu nourriras la haine
Jusqu’à la déraison,
Enlisé dans la peine,
Refusant le pardon.

Tu attendras l’oubli
Pour sortir de l’impasse,
En frôlant la folie,
Tu comprendras ta place.
Le temps peut te guérir
Avec de la patience,
Tout devient souvenir
Sur l’horloge qui avance.


Tes paradoxes

Un hiver trop tiède
Etreint ton regard
D’une lumière glacée.
L’automne blond succède
Au soleil blafard
D’un été gelé.

Tu penses tout et son contraire
Sur une même onde hésitante.
Ce qui dure est éphémère
Par ta vision délirante.

Où mènent tes paradoxes ;
Où sont tes paradis ?
Tes lois peu orthodoxes
Ressemblent à la folie.
On ne peut pas savoir
Sur quel pied va ta danse,
Tu racontes une histoire
Qui n’a jamais de sens.

Tes ailleurs sont proches
D’un rêve éveillé
Au milieu du jour.
Louanges et reproches
Viennent s’entremêler
Derrière ton discours.

Insensible à fleur de peau,
Tu passes d’un état à l’autre.
Dans les rires et les sanglots
Résolument tu te vautres.

Devant tes paradoxes
Je sors mon parapluie,
Victime de ton intox,
Je me mets à l’abri.
Difficile de te suivre
Sur ton chemin tordu,
Tes opposés m’enivrent ;
Ils m’ont déjà perdu.


Je me rendrai

Avec la fierté d’un héros
Ou l’assurance des milliardaires
Au rendez-vous des derniers maux
Je me rendrai un soir d’hiver

Après des combats sans vainqueur
Fatigué du monde inutile
En posant les armes et l’honneur
Je me rendrai le cœur tranquille

En attendant la délivrance
La liberté et l’horizon
Pour découvrir une ultime chance
Je me rendrai à la raison

Sous les lueurs du crépuscule
A la cime des rêves paresseux
Sur les plages d’un été qui brûle
Je me rendrai courbé en deux




Néant visible

Les murs dépassent le ciel,
Ma vue n’est que partielle,
L’horizon se dérobe et vole mes perspectives.
J’ai mangé le soleil
Mais rien n’est plus pareil,
Le futur se noie sous une pluie intempestive.

Le néant devient visible
Au milieu de mon voyage,
Du destin je suis la cible,
Je navigue en plein naufrage.

Au loin rien n’apparaît,
Seule une île de regret
Emerge au cœur d’un océan tumultueux.
L’envie et l’énergie
De mon âme sont parties,
Je cherche une terre où le temps s’éternise un peu.

J’attire le néant visible,
Il menace mes jours fragiles.
Quelle issue serait possible
Dans cet univers hostile ?

Je me demande à quoi
Pensent-ils autour de moi,
Je me sens livide, en décalage abyssal.
Cerné de solitude,
Sans aucune certitude,
J’ai perdu la raison de mon parcours fatal.

J’écoute le néant visible
Hurler sur ma vaine histoire,
Son visage indescriptible
Avance ouvrant les mâchoires.


Le bal de l'infini

Je n’ai pas su les retenir,
Ils ont disparu sans rien dire,
Hors de l’espace visible, hors du temps.
Des amis chers, des gens de cœur
Qui pouvaient arrêter les heures,
Ils m’ont appris l’espoir dans le néant.

Ils me hantent les jours de vent violent,
Leurs voix muettes m’appellent d’un sanglot,
Leur souvenir est presque vivant,
Je sens leurs soupirs derrière mon dos.

Ils deviennent des fantômes ;
Des ombres du passé.
Ils flânent dans un royaume
Où ils veulent m’emmener.
Condamnés à la danse
Au bal de l’infini,
Ils m’implorent en silence
De plonger dans leur nuit.

Je dois les aider à descendre
Dans l’abîme des futurs de cendres,
Leur place n’est plus dans l’empire du réel.
La douleur passe entre deux mondes,
Elle les attache au bord des ondes
Qui voyagent en rêve de la terre au ciel.

Comment calmer leur colère morbide ?
Je comprends leur histoire au-delà
De mon imaginaire trop lucide, 
Je les rejoindrai quand il faudra.


Histoire bancale


Viens te poser sur mon histoire bancale,
Le banc bouge un peu, on mettra une cale,
Je ne te promets rien,
Lance-toi, on verra bien.

Aujourd’hui tu voles, demain tu te crashes,
Balancer sans cesse il faut que tu saches,
Le tableau de travers
Va tomber sur l’envers.

L’histoire est bancale,
Le banc est bancal,
Nos vies si banales
Se finiront mal.
L’histoire est bancale
Tout nous paraît sale,
Alors on s’affale
Sur le banc bancal.

Raconte-moi aussi ton histoire bancale,
Nos destins communs des gens se décalent,
Je t’emmène sur ma route
Tordue et pleine de doutes.

A nous deux on peut trouver l’équilibre,
On restera deux, on restera libres.
Et si nos jours vacillent, 
On prendra des béquilles.


Le fou



Tant de plaies trop vives, 
Mon esprit dans l’impasse,
Les démons me suivent,
Ils envahissent l’espace.
Aucune camisole
Ne me rendra sociable,
Les pilules m’isolent
D’un réel friable.

Je me cogne aux murs,
J’entends des murmures,
Je tourne en rond dans ma tête.
Le gris, la pâleur,
Les mots sans chaleur
M’ont changé en simple bête.

Je suis le fou,
Pas celui du roi
Mais celui qu’on voit
Habillé de blanc,
Prostré ou hurlant.
Je suis le fou,
Pas celui du jeu
Mais celui qu’on veut
Cacher dans l’asile,
Loin des hommes hostiles.

Je ne peux m’enfuir
D’une forteresse mentale.
On m’empêche de nuire
Aux personnes dites normales.
Au fond de mes transes
Qui viendra me chercher ?
Le temps des souffrances
Dure une éternité.

J’oublie l’autre vie,
Le flou m’envahit,
Les souvenirs d’avant crèvent.
Mes appels sont sourds,
L’écho en retour
A une voix de mauvais rêve.



Bruxelles

Je veux revoir Bruxelles,
Ses maisons de pierres rouges et pâles,
Son métissage, le Parc Royal,
Et ses bars arc-en-ciel.
Je veux sentir Bruxelles,
Ses rires sonores dans la nuit bleue,
Les flots de bière, les gens radieux,
Le fantôme de Jacques Brel.

Et te chercher,
Te chercher partout sur les murs sombres,
Sous les pavés qui dessinent ton ombre,
Place de Brouckère où je t’ai croisé,
Couvert de pluie je t’ai possédé.

Je veux serrer Bruxelles
Dans mes bras tremblants d’amertume.
Blessé par mes amours posthumes,
Je répandrai mon fiel.
Je veux fixer Bruxelles
A jamais dans ma mémoire morte,
Sous mes pas que l'automne emporte
Au-delà du réel.

Et te chercher,
Te traquer jusqu’au fond des impasses,
Derrière les regrets du temps qui passe.
Sur des phylactères en graffitis,
Je t’appelle à travers ma folie.

J’irai courir Bruxelles,
Je marcherai avenue Louise
En suivant la nostalgie grise
De nos étreintes charnelles.
J’irai maudire Bruxelles,
Et rue du Marché au Charbon,
Te faire mes adieux pour de bon,
Sans pleur, sans étincelle.


J'écris

J’écris pour survivre
Aux attaques des écrans,
Les mots me délivrent
Des miradors trop grands.
J’écris pour tout dire
A ceux qui veulent m’entendre,
Mes rimes peuvent décrire,
Attendrir ou surprendre.

Ma plume dessine des images,
Sa puissance est sans frontière,
Elle donne vie à mes mirages
Quand les rêves partent en poussière.
Hanté par l’ennui,
J’écris donc je fuis.

J’écris en sourdine
Sans jamais prononcer
Les phrases assassines,
Les paroles déchaînées.
J’écris des peintures
Aux couleurs vaporeuses,
J’attends l’aventure
Sur une feuille paresseuse.

L’encre éclaircit l’horizon
Au-delà des peurs fatales.
A l’abri de ma raison,
Je rédige un idéal.
Vainqueur de mes nuits,
J’écris donc je fuis.

J’écris pour compter
Les saisons qu’il me reste,
Le temps s’est figé
Sous ma prose immodeste.
J’écris pour mentir
Au destin qui me raille,
J’invente l’avenir
Avant qu’il ne s’en aille.



You can feel free

As long as you never complain
About the vacuum in your brain,
If you always spend your money
Buying useless things that you see,
You can feel free.
As long as you work everyday
Without asking if you’re O.K.,
If you just wait for the week-end,
If you don’t need to understand,
You can feel free.

You can feel free to do shopping,
To get up tired in the morning,
To stay at your place all the time,
To never walk behind the line.

As long as you truely believe
In a dim dream you won’t achieve,
If you pay your bills and taxes,
If you don’t express your ideas,
You can feel free.
As long as you follow the rules
Made by a thousand of fools,
If you don’t protest underground
While the world is not turning round,
You can feel free.


Jamais dire adieu


Je ne veux
Jamais dire à dieu
A tous ceux
Qui naviguent sur mon cœur.
Mon bateau,
Fragile sur les flots,
Prendrait l’eau
Sous l’orage de mes pleurs.

J’ai laissé au port
Des compagnons de traversée,
Pourtant jusqu’alors,
Je les ai toujours retrouvés.
La vie au hasard
Les envoie sur les océans,
Au large ils s’égarent,
Puis reviennent vers moi constamment.

Je ne peux
Jamais dire adieu
A ces feux
Qui parcourent mon errance.
Je voudrais
Eviter les regrets
Et les plaies
Qui saignent après l’absence.

Mon naufrage ultime
En premier m’emportera loin,
Avant mes intimes ;
Ceux qui me manqueraient sans fin.
Les vagues de mon âme
Ont rencontré dix mille écueils,
Happé par les lames,
Je sombrerai au fond du deuil.



Insouciance


Je savoure un nuage blanc
Sur un lit de ciel bleu.
Je sens la caresse du vent
En ce printemps radieux.
Dans mon espace onirique
Je goûte au miel des heures,
L’atmosphère anesthésique
Suspend l’apesanteur.

Tout est clair et léger
Au royaume du soleil,
Tout est doux et sucré
Dans les bras du sommeil.
Le festin n’a pas de fin
Quand l’esprit s’endort sans faim
En insouciance,
Entre abandon et confiance.

Jusqu’au régal absolu
Le repas se prolonge,
Aucun appétit déçu
Au milieu de mes songes.
Le réveil reste à distance,
Loin de mon paradis.
Submergé par l’abondance,
Je vole vers l’infini.




Telling me lies

I don’t want to live in the world outside,
I’d rather stay at home near your body,
You created a place where I can hide,
Where your lips whisper a sweet melody.

Reality gives me nothing,
Only your voice is comforting.

Keep on telling me lies,
Keep on making me dream,
I won’t open my eyes,
Your words are a sunbeam.
Tell me we can run the planet
With peace and emotions.
Say we’ll have no single regret
About our decisions.
Tell me you’ll be here for ever
No matter what happens,
Say that I can find an answer
Through the lights of heavens.
Tell me love will never hurt,
Tell me life will never hurt.

I refuse to listen to the damn truth,
I prefer your happy ending stories,
They always bring me unconcern and youth;
I believe in each of your promises.

Thanks to you death doesn’t scare us,
Not a trouble seems serious.